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Le voilà enfin ! La version #2 du site de #Smala est enfin là :-) !

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Histoire de Caro

PROLOGUE

Ce n’est pas nouveau, depuis bien longtemps, les jeunes aiment être indépendants. Partir loin de maman et papa, avec… des amis, un copain ou même son chien. Bref... seul sans autorité ! Qui n’a pas rêvé de passer une nuit à la belle étoile avec son amoureux ou de partir une fin de semaine avec sa "gang de chums" ! Mais à l’opposer de l’opinion décadente des jeunes, les parents de ceux-ci désirent les savoir en sécurités (ou du moins dans la plupart des cas). Mais aujourd’hui les jeunes sont avides de liberté.

Les quelque dix pages qui suivent, racontent l’histoire d’un père très protecteur et d’une jeune fille qui voudrait bien être plus indépendante. Elle et son petit ami vont vous transporter dans leur combat contre l’autorité parentale. Ils vont tout faire pour gagner la confiance de leur aînés. Malheureusement, si la plupart des histoires finissent par : "et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants", celle-ci est du genre : " et on ne les revinrent jamais en vie ".

Cœurs enflammés

Samy Colins, une jeune fille aux yeux vert et aux cheveux châtains, habite une région éloignée de l’Arizona. Elle a une vie plutôt calme. Celle-ci réside dans une belle maison, a des parents modèles, des amis qui l’admirent beaucoup et même un petit chien nommé Fido. Samy sait qu’elle a énormément de chance pour une adolescente de 17 ans et elle sait bien le montrer par sa joie de vivre et sa bonne humeur presque continuelle.

Cette dernière va encore à l’école, elle est en 5e secondaire. Dernièrement, la jeune fille a rencontré un garçon. Il se nomme Raphaël Wilson et fréquente la même école qu’elle. Cela fait quelque temps qu’ils se connaissent. Mais depuis environ une semaine, ils sont toujours ensembles. Ils se retrouvent souvent au restaurant du coin et bavardent des heures durant. Samy est même aller chez lui quelques fois. Elle n’ose pas encore le présenter à ses parents. Ce n’est pas qu’elle ait honte, au contraire, mais celle-ci a plutôt peur de la réaction de son père. Il est dû genre très méfiant et plutôt protecteur, tout d’un " Body Gard ".

M. Colins finira tout de même par rencontrer le prétendant de sa fille chérie… Il a littéralement sauté au plafond et le mot est faible. Samy a eu droit à des remontrances pendant pratiquement deux heures. Celui-ci lui expliquait à quel point il était important de bien choisir ses fréquentations car la plupart des jeunes garçons étaient délinquants et qu’il trouvait que celui-ci en avait l’air d’un ! Une chance que Mme Colins était là pour essayer de raisonner son mari. Elle lui a expliquer que toutes les adolescentes commencent à sortir avec des garçons dès l’âge de 14-15 ans et qu’il était bien chanceux que sa fille n’ait eu son premier qu’à l’âge de 17 ans ! Sans l’intervention de sa femme, M. Colins aurait probablement sauté sur le pauvre Raphaël. Heureusement tout à fini par s’arranger. Samy a réussit à faire comprendre à son père que son copain était très responsable, gentil et que surtout elle l’aimait beaucoup. Sous les yeux pétillants de sa fille, il ne put que se résoudre à lui faire confiance.

* * *

Il reste à peine deux semaines avant les grandes vacances d’été. Comme tous les jeunes, Samy est impatiente. Pour elle la fin des cours ne signifie pas qu’un long congé, mais le début d’une nouvelle aventure. Terminé la vie de bébé, il est temps de couper les amarres avec maman et papa. Samy compte bien annoncer à ses parents qu’elle à décider de partir vivre en appartement avec son petit copain et ce, dès la fin de l’été. Maintenant que son père a accepté le fait que sa grande fille soit amoureuse, elle croyait que de le convaincre qu’elle était assez mature pour vivre en appartement serait un jeu d’enfant. malheureusement…

Le choc fut brutal ; le petit bébé à papa qui veut partir. Il n’en est pas question ! Tu as la vie devant toi, pourquoi maintenant ? Tu seras beaucoup mieux ici pour étudier, tu sais ma fille l’Université ce n’est pas le secondaire. En plus avec ce gars là… Voilà ce qu’à été la réponse. Samy a vite réalisé que son père n’était pas aussi "cool " qu’elle le croyait, Elle a plutôt compris à quel point il était vieux jeu et possessif de ce qu’il croyait lui appartenir… sa fille. Durant des heures se fut la confrontation père/fille et rien ne fut réglée. Lorsque l’atmosphère devint plus sereine dans la résidence des Colins, Samy réessayât de discuter avec son père D’un ton calme, elle l’a implorée de ne pas prendre une décision maintenant. Elle lui a suggéré d’y réfléchir, elle lui a dit que de toute façon elle aurait 18 ans bientôt et qu’il ne pourrait la conserver pour lui toute sa vie. Un jour il faudrait bien qu’elle parte. En plus, à l’automne les cours vont débuter et qu’elle croyait que c’était le moment idéal pour quitter le nid familial. Après un moment de silence, M. Colins répondit à sa fille qu’il était son père et qu’il le resterait même lorsqu’elle aura 50 ans. Il lui expliqua qu’il l’aimait, qu’il désirait la protéger et qu’il n’était pas d’accord avec le fait qu’elle désire aller vivre loin de lui, mais qu’il y réfléchirait jusqu’à la fin de l’été. Seulement d’ici là, Samy devait lui prouver qu’elle était une personne responsable de même que pour M. Wilson.

Pour prouver sa bonne foi, Samy fit son possible pour aider ses parents. Elle participait aux tâches ménagères et suivait à la lettre les consignes de son père, mais rien n’était gagné et ça Samy le savait.

Vendredi, 14 juillet 1996

Par un bel après-midi de juillet, Raphaël eu une idée. Il téléphona à sa petite amie pour lui proposer une activité fort intéressante. Quelques jours de camping sauvage à la montagne. Celle-ci était enchantée par l’invitation de Raph. Lorsque M. Colins apprit la joyeuse nouvelle, les valises étaient déjà bouclées. Il n’était vraiment pas content. Il demanda à sa fille d’une voix teintée d’ironie si elle avait prévu l’aviser de son départ prochain ou si elle comptait leurs écrire… Samy avait évidement prévu d’avertir ses parents, mais comme elle s’inquiétait de la réaction de son cher papa, elle avait préféré attendre à la dernière minute. De cette façon il n’aurait peut-être pas le choix de lui dire oui. Curieusement, après avoir longuement regardé la jeune fille, il lui dit qu’il était d’accord mais à une seule condition. Samy devait lui promettre d’être revenue au plus tard lundi après-midi. La jeune fille trouvait cela court mais se résigna à en faire la promesse à son père.

Samedi, 15 juillet 1996

La jeune adolescente était très heureuse de pouvoir passer un peu de temps avec Raphaël, même si ce n’était que pour deux jours. Tôt le samedi matin, les deux campeurs attendaient patiemment M. Colins qui devaient aller les reconduire jusqu’au sentier pédestre qui sillonnait le Mont Tucson. Samy avait des papillons dans l’estomac, elle était très excitée. Elle avait déjà fait du camping à quelques reprises, mais toujours accompagnée de ces parents. Pour la toute première fois elle serait seule… avec Raphaël bien sûr ! Lorsque M. Colins fini par arriver, sa fille le regarda avec un drôle d’air. Celui-ci avait toujours l’habitude d’être bien soigné ; chemise bien attachée, cheveux bien peigné, c’était un homme qui se préoccupait beaucoup de son apparence. Mais ce matin-là, il était sortit en trombe de la maison avec son rasoir électrique à la main et un peigne dans l’autre, sa chemise était mal attachée et les lacets de ses souliers défait. Vue d’une certaine façon c’était assez rigolo. Elle demanda à son père si tout allait bien, il lui répondit d’un ton agacé qu’oui. Samy insista auprès de celui-ci en le questionnant davantage. Comme il allait s’asseoir dans la voiture, il se retourna subitement et se mis à crier "tu veux savoir ce que j’ai et bien je vais te le dire ; je viens de m’engueuler avec ta mère à propos de toi et de cette stupide histoire de camping sauvage. Je ne suis pas d’accord du tout avec ta chère maman qui elle, veut bien que tu aille seule en pleine forêt avec cet… Raphaël ! C’est trop dangereux ! Qui sait si vous ne rencontrer pas des animaux sauvages ou…" Il finit par leurs expliquer que s’il allait les reconduire à Tocson ce matin c’est que Mme Colins avait fortement insisté et que quoi qu’il dise, elle avait toujours le dernier mot. En silence, tous embarquèrent dans l’automobile. Durant tout le trajet personne ne dit un seul mot. Arrivé à destination, Samy et Raphaël descendirent de voiture. Ils ont ouvert le coffre et en ont sortit leurs sacs. M. Colins n’a même pas prit la peine de descendre de l’auto, il est resté là, regardant les deux jeunes s’enfoncer dans la forêt. Par la suite Samy s’efforça de ne plus penser à son père. Elle se dit qu’elle était mieux de profiter de ses deux jours de vacances. De plus, son père n’était pas très rancunier à son retour il allait constater que sa fille adorée était revenue en un seul morceau et que rien ne lui était arriver, peut-être comprendrait-il alors qu’elle n’avait plus 5 ans.

Plus tard dans l’avant-midi, les amoureux marchaient main dans la main quant ils virent un superbe lac. Le point d’eau était bordé par de grands saules pleureurs, c’était magnifique de voir ça. Samy était très heureuse. Les deux jeunes furent si enchantés par ce paysage qu’il décidèrent d’y installer leur tente pour les vacances.

Après avoir mangé, les deux tourtereaux sont allés se rafraîchir au lac. Pour commencer avec un peu d’eau sur le visage, au bout d’environ trois minutes ils étaient tous les deux assis dans l’eau. Ils se sont chamaillés quelques temps et ont fini par sortir trempé jusqu’aux os. Évidemment ils n’avaient pas penser à mettre un maillot. Ils se sont donc changés. Comme la tente n’était pas encore montée, Raphaël surveillait le sentier pour veiller à ce que personne n’arrive pendant que Samy caché derrière un buisson essayait tant bien que mal de retirer ses vêtements mouillés. Celle-ci était un peu embarrasser, quant à Raph, il se tordait de rire. Sam lui criait que ce n’était vraiment pas drôle et qu’il ne devrait pas en faire autant car elle trouverait bien une raison de rire de lui plus tard.

Comme il commençait à faire noir Samy dit à son copain qu’il devrait monter la tente. Aussitôt dit, aussitôt fait…. Un poteau, puis un autre et bientôt plus de poteau du tout. C’était au tour de Sam de rire, car Raphaël était incapable de faire tenir la toile bleue sur ses piquets. Environ une heure et demi plus tard la tente n’en avait toujours pas l’air d’une. Le jeune homme était en colère, il n’aimait pas avoir l’air stupide devant sa petite amie. Heureusement, avec l’aide d’un gentil randonneur qui passait par-là, le pauvre Raphaël en détresse vint à bout de ses peines. Alors que Raph était épuisé de ses efforts, Sam avait mal au ventre à force d’avoir t’en rit.

Vers les huit heures, les campeurs étaient déjà au lit plutôt au "slip ". Il faut dire qu’en pleine forêt, le soir il n’y a pas grand chose à faire, outre chasser les moustiques. Cette nuit là, la température descendit à environ 15° celcius, ce qui était plutôt frais. Mais à l'intérieur de la tente personne n'avait froid, au contraire. Si M. Colins avait su ce qui s'était passé cette nuit là…

Dimanche 16 juillet 1996

Ce matin-là, à peine le soleil était levé que les oiseaux chantaient déjà. En apparence dans la forêt tout semblait normal. Dans la tente Raphaël commençait à s'ouvrir les yeux, il s'étira longuement et se retourna pour admirer sa bien-aimée dormir. Elle était si belle, si douce… Il l'aimait tellement sa précieuse Samy, il était près à tout pour elle, même enduré son père toute sa vie s'il le fallait. Avant il avait beaucoup de mal à croire que quelqu'un puisse rester avec la même personne toute une vie. Il se disait qu'il y avait tant de femmes dans le monde, pourquoi s'en contenter d'une seule. Maintenant il sait pourquoi le mariage existe, c'est pour les filles comme Sam et les garçons comme lui qui ne peuvent s'en passer. Tranquillement elle aussi s'ouvrit les yeux et le regarda. Celui-ci lui glissa délicatement les doigts dans les cheveux et lui chuchota je t’aime à l'oreille. Après quelques petits becs, ils se levèrent doucement.

Ils étaient en train de planifier leur journée quand Samy dit à son copain de se taire et de regarder. Il y avait une biche, elle était à quelques mètres à peine. Elle broutait tranquillement tout en les regardent d'un air supérieur. Sam aurait bien voulut prendre une photo, mais avant même qu'elle eu le temps de réagir la bête s'éloignait déjà. Elle était un peu déçue, elle aurait bien aimer avoir un souvenir. Raphaël lui aurait aimer mieux avoir un fusil…

Plus tard, Samy alla se laver à la rivière pendant que Raphaël alla ramasser quelques bouts de bois pour le feu. Il la surveillait toujours du coin de l'œil. Ce n'est pas qu'il ai peur qu'elle se noie, mais plutôt que celle-ci étais très légèrement habiller. Même s’il l'avait déjà vu nue la veille, il ne pouvait pas s'empêcher de la regarder. II la quitta quand même des yeux quelques minutes. Lorsque qu'il revint au campement, Sam n'était plus dans l'eau, il se dit qu'elle était probablement dans la tente entrain de se changer. II ne s'inquiéta donc pas. II se mit plutôt à la taquiner. Il savait qu'elle avait été déçue de ne pas pouvoir prendre une photo de la biche. Il lui disait donc qu'il se souvenait avoir vu des cartes postales de cerfs au bureau d'accueil à l'entrer du parc. Alors il lui disait qu'il lui en achèterait une. Il s'arrêta soudainement de parler et écouta… Celui-ci trouvait que sa copine était bien silencieuse, de plus elle n'avait rien dit pour sa défense. D'habitude elle ne se laissait pas dire des imbécillités sans répliquer. Il s'approcha donc de la tente et en tapotent doucement dans la toile, il dit : " Sam, es-tu là ? Sam… " Comme elle ne répondait pas il ouvra délicatement la fermeture éclaire et regarda à l'intérieur, il n'y avait personne. Les vêtements qu'elle avait préparés pour s'habiller étaient toujours sur son sac. Ce qui voulait dire qu'elle était en sous-vêtements. Raphaël trouvait cela plutôt curieux, Sam n'était pas du genre à jouer des tours et se promener à moitié nue. Il alla voir à la rivière, son savon et sa débarbouillette étaient par terre sur la berge. Plus loin il trouva son soutient gorge. Les agrafes avaient été arrachées. Raph n'était pas un expert en sous-vêtements féminin mais il se doutait que ce n'était pas normal. Il était troublé par cette découverte, il fut soudain prit de panique. Il se mit à courir dans tout les sans en criant : " Samy, où es-tu ? Sam… " Il courrait depuis environ cinq minutes, lorsqu'il se rendit conte qu'il était perdu. Il s'arrêta alors et regarda autour de lui, il comprit alors que sa réaction avait été un peut excessive. S’il avait prit le temps de réfléchir, il ne serait probablement pas perdu en plein bois… Le pauvre était désespérer, il s'écroula en larme. Il avait tellement peur pour son amie, il s'imaginait le pire. Les plus horribles scénarios se déroulaient dans ça tête. Il faut dire qu’il a l’imagination assez fertile.

Les feuilles de l'arbre qui s'agitait au-dessus de lui faisaient de l'ombre sur ses joues rougies par les larmes. Il se calma un moment, se releva et commença à marcher. Il se dit que ce n'était pas en restant assit qu'il retrouverait son chemin. Il marcha, il marcha et il marcha. Son regard vide était plongé dans les feuilles. Ces feuilles mortes qui recouvraient le sol par endroits. Bientôt il se rendit conte qu'il était environ deux heures de l’après-midi et qu'il n'avait rien manger depuis le matin. Comme il était parti assez rapidement, il n'avait évidemment pas penser à s'emporter de quoi manger… Il s'organisa donc avec ce qu'il trouva. C'est à dire quelques baies et une gomme à la cerise qui traînait au fond de sa poche. Son ventre gargouillait toujours mais il n'était pas prêt à faire comme les livres de survit indique dans des cas pareils… Des insectes "beurk !". C'est bien beau à l'insectarium, des criquets au chocolat, mais nature…

À l'autre bout de la ville, M. Colins faisait les cent pas dans son salon. Sa femme finie par lui dire de cesser ce petit manège car il était en train d'user le tapis. Celui-ci sens voulait de s'être disputé avec sa fille. Il aurait bien voulu lui dire qu'il regrettait, mais maintenant qu'elle était partit, il était un peu trop tard. Il se promit de le lui dire aussitôt qu'elle reviendrait.

S’il savait ce qui se passait au Mont Tucson il aurait probablement fait un infarctus, le pauvre homme.

Dans la forêt, le soleil commença à disparaître derrière les arbres, Raphaël s'arrêta. Il s'assit sous un gros peuplier, se coucha sur le côté, ramena ses genoux vers sa poitrine, enlaça ses bras sous sa tête et ferma les yeux tranquillement. Il savait que c’était la meilleur chose à faire pour le moment, dormir un peu.

Lundi 17 juillet 1996

Son sommeil n'a pas duré très longtemps, vers environ quatre heures du matin ses mains et ses pieds endoloris par le froid l'on réveillé. Celui-ci c'est assit et à attendu patiemment le lever du jour tout en soufflant sur ses mains pour les réchauffer. Lorsque le soleil se leva, Raphaël fit de même et se mit à la recherche d'un buisson de mûre pour son petit déjeuner.

Après son léger repas, il fit ce qu’il avait de mieux à faire, c’est-à-dire marcher. Il se mit alors à se remémorer son cours de science nature du primaire. Il se souvenait des conseils que son enseignant lui avait apprit pour se sortir d’une situation pareille. Pour trouver le nord il fallait regarder sur le tronc des arbres, vers la position nordique il devait y avoir de la mousse verte. Celui-ci regarda sur au moins cinq troncs. De la mousse pour en avoir il y en avait mais un peu partout. Il se dit alors que son prof de science nat n’avait jamais du se perdre en forêt. Malgré le fait qu’il était très inquiet il gardait quand même un bon sens de l’humour.

Raphaël marcha une bonne partit de l’avant-midi. Soudain il se mit à penser à la promesse que Samy avait fait à son père avant leur départ; celle de revenir au plus tard, lundi après-midi. Il se disait que ce n’était pas bien grave s’il ne retrouvait pas son chemin. Car trois heures passées, s’ils n’étaient pas rentrer, M. Colins enverrait probablement le FBI, la CIA et la police municipale à leurs recherchent. Il était en plein bois sans personne autour de lui et il riait tout seul. Il se disait que ce n’était pas le moment idéal pour sourire, mais qu’il fallait mieux rire que de pleurer. Au fond de lui il espérait se réveiller en sursaut, s’essuyer le front et se dire : " Ouf ! Ce n’était qu’un rêve ! "

De son côté M. Colins commençait à paniquer, il avait très hâte que sa fille soie de retour. Il allait voir à la fenêtre toutes les deux minutes. Sa femme avait beau lui dire de se calmer et d’attendre patiemment, qu’elle arriverait en temps voulu. Que même s’il s’impatientait, elle n’arriverait pas plus vite. La pauvre femme était découragé, elle trouvait que son mari était pire qu’un enfant qui attendait le Père-Noël. Le pire c’est qu’elle ne c’est pas gêné pour le lui dire. Elle lui a dit qu’il était un vrai bébé ! Celui-ci n’a pas trouvé la remarque de son épouse très drôle. M. Colins est assez susceptible, il n’aime pas faire rire de lui, de ce qu’il dit ou de ce qu’il fait.

Vers les cinq heures, madame Colins ne put contenir son mari. Il était assit devant la fenêtre du salon les yeux remplis d’une rage incontrôlable. Celui-ci avait l’annuaire téléphonique sur ses genoux, ouvert à la rubrique POLICE. Il était convaincu que c’était Raphaël qui retenait sa fille contre son gré, il était en plein délire paranoïaque. Il imaginait des choses complètement folles. Comme il s’apprêtait à téléphoner, une idée lui traversa l’esprit. M. Colins prit son sac de camping et sauta littéralement les cinq marches de la galerie, embarqua dans sa voiture et démarra en trombe ! Madame Colins était sortie immédiatement sur le porche de la maison et criait à son mari. Elle était visiblement plus inquiète pour son époux que pour sa fille. Elle savait pertinemment que Samy était très responsable et que de plus elle était entre de bonnes mains. Pour ce qui était de son conjoint, elle ne savait pas qu’est-ce qu’il voulait faire. Il faut dire qu’il est très imprévisible. Par contre celui-ci savait très bien où il s’en allait et pourquoi il le faisait. Il avait décidé d’aller retrouver sa fille lui-même. Lorsqu’il arriva au poste d’accueil du Mont Tocson il y passa en coup de vent et se dirigea directement dans le premier sentier qu’il aperçut.

De son côté Raphaël marchait toujours. Il était plutôt démoralisé, celui-ci croyait qu’il passerait une autre nuit à la belle étoile. Tout à coup, il entendit un bruit, il regarda autour de lui et soudain il vit quelqu’un. Un large sourire illumina son visage pâle. Sans même y réfléchir une minute, il accourra en direction de celui qu’il croyait son sauveur. À première vue s’était un homme, il avait l’air d’un chasseur, il était vêtu d’une chemise d’armée et il avait un chapeau orange vif. Habituellement les chasseurs ont un fusil ou un arc, mais curieusement celui-ci avait une pelle ! Drôle de façon de chasser… Voyant arriver comme une balle le pauvre Raphaël, l’homme se retourna subitement. " Monsieur, monsieur " criait le jeune adolescent. Le présumé sauveur avait l’air surprit et en même temps pas du tout. Les yeux fixés sur le jeune qui lui racontait ce qui lui était arriver, il réfléchissait, il n’a pas saisit un mot du discourt de son interlocuteur. Il cherchait une solution à son problème…

Après n’avoir rien entendu de ce que Raphaël s’échinait à lui raconter depuis son arriver, l’homme dit ses trois premiers et dernier mots : " Aller, suit moi ". Pendant les dix minutes que dura le trajet, Raph exprimait toute sa gratitude avec tous les mots qu’il lui venait à l’esprit. Il était tellement énervé qu’il ne se rendit pas conte qu’il parlait à un sourd et muet. Ils finissent par arriver à une petite maison en rondins. Un filet de fumer s’échappait de la cheminée. Dehors près de la cabane il y avait beaucoup de bois, comme si quelqu’un se préparait pour un très long hiver. À l’intérieur, une seule fenêtre encrassée laissai passer un peu de lumière. Il y avait une odeur de renfermé et de moisie, c’était insupportable, Raphaël s’efforçait de respirer par la bouche, il avait mal au cœur. Il se mit soudain à avoir doute de la bonne volonté de cet homme à qui il n’avait même pas demandé le nom. De toute façon il ne lui aurait probablement pas répondu. Sur la table il y avait une assiette salle qui devait avoir été oublié depuis au moins une semaine, minimum. De plus une chose particulière attira son attention. Des sous vêtements féminins, plein de petites culottes et de soutien gorge. Une bonne dizaine de chaque, attachés à une corde au fond de la pièce. Ou ce gars était un malade ou il aimait se travestir de temps en temps. Peut-être aussi qu’il avait une femme de cacher quelque part dans ce taudis, mais c’était peu probable. Raphaël commença à avoir de plus en plus peur. Soudain, l’inconnu agrippa le bras du jeune et triera jusqu’à une porte cadenassée qu’il s’empressa d’ouvrir avec une clef qui était accroché au mur. Une fois celle-ci ouverte, l’homme poussa brusquement le garçon à travers la pièce. Ce dernier se retrouva enfermé dans un petit espace restreint, l’odeur qui y régnait plus insupportable que jamais. Une fenêtre barricadée avec des planches laissait passer à peine la lumière. On n’y voyait rien si ce n’était que les petites particules de poussières qui flottait dans les quelques deux rayons de lumière. Tout en plaçant ses mains devant lui il avança tranquillement à travers la pièce. Soudain il trébucha sur quelque chose. Il se pencha et chercha de ses mains ce qu’il avait frappé, lorsqu’il toucha un pied. Un frisson lui parcourra l’échine, il se releva et resta là, debout sans bouger un bon moment. Les yeux fixés dans le vide il réfléchissait. À qui peut bien appartenir ce pied, dans son plus profond intérieur il se doutait de la réponse, mais il ne voulait pas se l’avouer. Tout à coup, le pied ou plutôt la personne à qui il appartenait se mit à crier : " qui êtes-vous ? Non, ne me faite pas de mal… " Raphaël figea l’instant d’un moment et demanda : " Sam est-ce bien toi ? " La jeune fille qui avait mal à croire ce qu’elle avait entendu rétorqua d’une voix plutôt inquiète : " Raph ? " Celui-ci sentit son cœur faire au moins trois tours dans sa poitrine. Il s’agenouilla et se mit bafouiller quelques mots tout en pleurant : " Mon Dieu, Sam, mon amour… si tu savais comme je m’en veux. " Il lui dit par la suite que lorsqu’il avait réalisé que ce qu’il tenait dans ses mains était un pied, il était convaincu que s’était le sien mais qu’il croyait être en présence d’un cadavre. Il lui dit qu’il regrettait tellement ce qui s’était passé, il aurait vraiment voulu être là lorsqu’elle avait besoin de lui. Celui-ci lui promis de ne plus la quitter pour quelque raison qu’elle soit.

Raphaël était assit près de sa copine, il lui glissa son bras autour de la taille et remarqua immédiatement son corps dénudé. À cause de la noirceur, il n’avait pas remarqué que Sam était nue. Comme un vrai gentilhomme il retira sa chemise et la glissa délicatement sur les épaules de sa bien-aimée. Par la suite il lui posa plein de questions sur ce qu’il lui était arrivé et sur cet homme ou plutôt ce monstre qu’ils ne connaissaient pas. Il était très agité, il ne savait pas trop comment réagir. Cette dernière n’a pas répondu à la moitié des questions de son ami, elle était incapable d’en parler. Raphaël quant à lui était troublé. Il ne pouvait pas comprendre que quelqu’un soit capable de telles atrocités. Il était en colère contre cette personne et contre lui-même, il était choqué de ne pas avoir pu empêcher toutes ces horribles choses. Il bouillait de l’intérieur, mais il ne le laissait transparaître en aucun moment. Il savait se maîtriser.

Dans la résidence familiale des Colins, madame Colins commençait à être plutôt inquiète. Que son mari ne soit pas rentré, elle pouvait le comprendre, mais pour sa fille… Celle-ci n’avait pas l’habitude de se faire attendre, surtout pas lorsqu’elle avait promis à son père d’être de retour avant la fin de l’après-midi. Elle décida donc de téléphoner aux gardes forestiers du parc Tocson. Elle leur signala donc la disparition de son époux et de sa fille. La femme trouvait que le mot disparition était un peu exagéré. Mais elle se dit que ceux-ci la prendrait probablement plus au sérieux que si elle disait qu’elle était inquiète pour sa famille.

Elle avait tout à fait raison car environ trois quarts d’heure plus tard elle recevait un appelle lui disant qu’ils avaient retrouvé la tente et les bagages des deux jeunes. Malheureusement aucune trace d’eux ni de son mari. Madame Colins savait qu’il se passait quelque chose de pas normal, elle sauta donc elle aussi dans sa voiture et fila en direction du Mont Tucson.

De son côté M. Colins hurlait toujours. À force de marcher dans toutes les directions celui-ci avait fini par ne plus savoir où il était. Il ne voulait pas se l’avouer mais il était bel et bien perdu. S’il ne trouve pas une solution à son problème assez vite, il finira par avoir une extinction de voix. Ce n’est pas que ce soit très grave mais… Pauvre lui !

Dans la vieille cabane délabrée, un drame terrible se préparait. Les adolescents étaient toujours enfermés, Raphaël avait essayé de trouver un moyen pour sortir, mais en vain. Il était plutôt démoralisé, il aurait aimé prouver à sa petite amie qu’il était capable de les sortirent de cet endroit maudit. Elle le savait probablement déjà mais il lui avait promis qu’il ne la laisserait pas sous aucun prétexte et il ne tenait pas du tout à mourir là. De l’autre côté de la porte verrouillé, leur ravisseur enduisait tranquillement des bûches d’essence. Il en avait dispersé un peut partout dans la pièce. Celui-ci se préparait à faire un gros et beau feu de joie. Certain diront peut-être que c’est un feu de peur et de terreur, mais pas pour lui. Ce feu sera probablement sa jouissance de l’année.

Au poste d’accueil, madame Colins expliquait au garde forestier que c’était elle qui avait signalé la disparition de sa fille et de son mari. Soudain deux charmants messieurs en uniforme surgissent derrière elle. Ils sortent de leurs poches leurs badges tout en lui expliquant qui ils sont. Le FBI. Les deux agents lui ont posé plusieurs questions du genre ; le nom au complet des disparus est ? Est-ce que vous vous êtes querellé dernièrement avec votre fille ou votre époux ? Est-ce qu’un ou l’autre auraient un ou des ennemis qui leurs voudraient du mal… Pour finir, ils lui ont demandé si elle avait une photo ressente de Samy et de M. Colins. La femme avait évidement comme toute maman une photo de sa fille. Malheureusement elle n’avait pas l’habitude d’en garder une de son mari dans son sac à main. Celle-ci leurs fit donc une description détaillée de son conjoint tout en leurs disant que de toute façon il ne devait pas y avoir beaucoup d’homme perdu dans cette forêt. De plus il n’était pas difficile à repérer, un gros bougon qui cri très fort. Après lui avoir posé mille et une questions, les deux enquêteurs ont suggéré à madame Colins de retourner chez elle pour se reposer. Celle-ci là disons mal prit la suggestion de ceux-ci. Si vous pensez que je vais aller tranquillement me coucher tandis que ma famille est quelque part dans cette forêt, il n’en est pas question ! Voilà ce qu’elle leurs a répondu. Ils ont vite comprient qu’ils ne se débarrasseraient pas d’elle aussi facilement qu’ils le croyaient. Ils lui ont donc trouvé quelque chose à faire, c’est à dire surveiller le radio émetteur au cas ou quelqu’un aurait des informations à transmettre. De cette façon, plus d’hommes pourraient fouiller la forêt. Car ce n’était pas possible qu’une femme fasse des recherches, voyons, elle se perdrait elle aussi, une femme…

L’odeur nauséabonde qui régnait dans la petite pièce était tranquillement remplacée par une odeur de fumé. Une fumée noire et épaisse qui s’engouffrait par les fissures de la porte. Les deux jeunes blottis dans un coin, essayaient de ne pas respirer cette toxine mortelle. Bientôt, les flammes consumaient le mur planche par planche. La chaleur montait degré par degré, il faisait tellement chaud, s’était insupportable. La fumée finie par étouffer les deux amoureux. Peu à peu ils furent engloutirent par les flammes dévastatrices. Main dans la main, Roméo et Juliette disparurent en emportent avec eux leur amour éternel. Sur leurs lèvres on pouvait encore y entrevoir un léger sourire. Même dans la mort ils étaient partis heureux. Les deux corps enlacés se consumèrent tranquillement, tout comme leurs cœurs l’avaient été par l’amour.

L’épais nuage noir qu’avait entraîner le feu attira l’attention d’un garde forestier. Il communiqua immédiatement ces informations avec les pompiers du ciel signalant un brasier important. Deux avions citernes furent dépêchées sur les lieux afin d’éteindre à feu. Mais étant construite de vieux bois secs, la petite cabane brûla assez rapidement ne laissant aucune chance de faire quoi de ce soit, si ce n’est que de regarder impuissant.

Au même moment un autre garde forestier retrouvait M. Colins égarés dans un sentier. Il était très énervé et malheureusement pour les sauveteurs il n’avait pas une extinction de voix. Il a été escorté au poste d’accueil vers sa femme l’attendait avec impatience. À son grand soulagement il était le même qu’avant, elle aurait bien voulu changer quelques truc mais… Il a peut-être certain petits défauts mais elle a apprit à vivre avec, aussi désagréable qu’ils soient. L’homme s’informa immédiatement au sujet de sa fille. Mais pour le moment personne n’avaient de nouvelles… M. Colins était peut-être épuisé, mais il avait encore la force de crier. Il se choqua après les pauvres gardes forestiers, les traitant d’incompétents et de… Tous les jurons qu’il pouvait connaître y sont passé. Il avait l’ai vraiment très fâcher mais dans son plus profond intérieur il était terrorisé. Il avait tellement peur pour sa fille qu’il n’y voyait plus claire et engueula qui voulait bien l’entendre ou plutôt qui se trouvait devant lui, car ils n’avaient malheureusement pas le choix de l’écouter.

Jeudi 20 juillet 1996

La nouvelle fit terrible. Elle fit la manchette de tous les journaux du pays, passa à CNN, ABC, FOX et toutes les autres chaînes.

La journée suivant l’incendie, la police fait la découverte de deux corps calcinés dans les décombres d’une vieille cabane. Deux jours plus tard le médecin légiste qui travaillait sur cette affaire identifia formellement le corps de Samy Colins et celui de Raphaël Wilson, morts par inhalation de fumé. La ville entière fut atterrée par cette nouvelle. Personne ne voulait vraiment le croire. Une chose si horrible ne peut arriver chez nous. Tout le monde ce croyaient à l’abri de toute cette violence qu’est composé les États-Unis de nos jours. Ils croyaient tous que de telles choses n’arrivaient qu’ailleurs, pas ici.

Quelques jours après le drame, les familles des victimes firent une cérémonie à la mémoire des disparus. Il n’eut que d’éloges au sujet des deux jeunes, même de la part de M. Colins, ce qui a pas mal surprit tout le monde. Mais celui-ci avais apprit beaucoup de cette expérience. Drôle de mot pour qualifier cette histoire mais M. Colins, lui avait apprit… Mais ce ne fut pas le cas de tout le monde.

Après la mort de sa fille, madame Colins fit une dépression nerveuse et se suicida quelque temps plus tard. Suite à la mort de son épouse, M. Colins déménagea quelque part dans Montana et personne ne le revit jamais. Des racontars ont voulu que celui-ci ait complètement disjoncté et puis qu’il soit aller rejoindre le reste de sa famille en ce tirant une balle dans la tête.

Quant à la famille de jeune Wilson, pour atténuer son chagrin un peu, elle ne trouva rien de mieux à faire que de poursuivre en justice la réserve du parc Tucson. Elle a tout de même gagné sa cause. Le parc à été fermé quelques temps plus tard. Ils étaient accusés de négligence causant la mort. Une raison assez puérile qu’ils ont amené en cour d’appel, le parc a ensuite rouvert ses portes un mois plus tard.

Pour ce qui est du pyromane, après l’incendie une cinquantaine de bénévoles ont ratissé la forêt sans jamais le retrouver. De très grosses récompenses ont même été offertes à plusieurs reprises à celui qui pourrait mettre la main sur le meurtrier, mais tout ces efforts n’ont servit à grand chose. Certaines personnes disaient qu’il était mort dans l’incendie avec les jeunes et d’autres qu’il était parti pour le Mexique et que l’on ne le retrouverait probablement jamais.

Alors si un jour vous allez en forêt avec votre amoureux surveillez le bien. Il y a peut-être un fou qui se cache derrière chaques buissons.

· auteur de ce poème : Caro   (posté le 22/02/2003 à 23h39m30s).


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